• Divers : Prêt public

    Divers : Prêt public

    Chaque année, je reçois une somme de la Commission du droit de prêt public, organisme du gouvernement canadien. Il s’agit de sommes compensatoires pour mes livres présents dans les bibliothèques publiques du Québec. Un échantillionage est fait dans sept bibliothèques de villes importantes et si mes livres s’y trouvent, je reçois de l’argent. Le cas contraire, je n’en ai pas. C’est plus enrichissant que les ventes de livres! Plus il y a de volumes, plus le total devient intéressant. Cependant, depuis trois années, les sommes accordées aux livres publiés il y a cinq années et plus ont diminué. Les livres qui n’existent plus dans le catalogue des maisons d’éditions peuvent donc me rapporter de l’argent. Cependant, je me dois d’être cynique : je n’ai jamais pu profiter de cet avoir, car, en premier lieu, le Ministère de l’Éducation enlevait la somme des mes prêts et bourses étudiants. En second lieu, c’est Emploi-Québec qui me l’enlève. Lors des salons du livre du Québec, une question qu’on me posait souvent : « Monsieur, vivez-vous de votre plume? » Ma réponse était toujours la même : « Je vis très bien de ma plume, madame. Pendant quatre mois. » À une autre occasion, j’avais répondu que mon souhait le plus cher était d’atteindre le seuil de la pauvreté avec la vente de mes romans. Chose qui n’est jamais arrivée, d’ailleurs


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