• Public : Fidèle lectrice

    Un message d'une lectrice abitibienne. Ce qui intéressant ici est que j'ai certes eu une relation avec cette femme lors de salons du livre. Une visite qui n'a pas été inutile. Je lui avais parlé de la seconde série Tremblay, qui était alors en cours de création. Seul un roman de ces six livres a été publié : Ce sera formidable.


    votre commentaire
  • Presse : Obtenir un article ? C'est facile !

    Septembre 2003 : je suis laissé seul face à moi-même, sans éditeur. La seule personne qui croit aux Trésors pour Marie-Lou n'est nulle autre que moi-même. Je viens de passer six années mêlant les bons moments et les très frustrants. Parmi ces frustrations (Vous le verrez!) : le fait de n'avoir obtenu aucun article de la part du journal principal de Trois-Rivières, alors que je suis natif du lieu et que mes romans s'y déroulaient. Au début de l'automne, un nouvel hebdo fait son apparition, parrainé par Québécor. Je tente ma chance. La réceptioniste me dit :"Un instant." J'attends dix minutes et un journaliste se présente. Je lui explique le but de ma visite. Il regarde le livre, puis fait : "Peux-tu revenir dans une demi-heure?" Alors, j'ai obtenu en moins d'une heure ce que l'autre m'a refusé pendant six années.


    3 commentaires
  • Amis : Cécile Fortier

    La femme la plus extraordinaire que j’ai connue dans ma vie! Une gentillesse à couper le souffle, un sourire constant, puis cette voix si particulière, ressemblant à celle d’une fée s’adressant à des enfants. Cécile Fortier était la courageuse éditrice d’une maison de Québec du nom de Arion, et aussi une romancière. Je l’ai rencontrée pour la première fois au salon de Trois-Rivières en 1998, parce que son stand était voisin du mien. Comme je ne me souvenais pas de son prénom, je la surnommais Madame Arion, qui, en contraction, est devenu Mammarion. Je retire une grande fierté de savoir qu’au cours des cinq années suivantes, les gens de la tournée la surnommaient Mammarion. Je crois qu’elle aimait ça! Tout de suite est née une belle amitié. En réalité, personne ne pouvait détester cet être humain exceptionnel. Cécile travaillait énormément pour faire connaître ses auteurs, non seulement lors des neufs salons du livre, mais aussi tous les étés au port de Québec, dans des salons éloignés de l’Ontario et de l’Acadie. Je ne l’ai jamais vue quitter son stand. Jamais! Cécile mangeait comme un oiselet et voyageait avec ses provisions. N’ayant pas droit à des subventions comme les autres éditeurs, elle devait sabrer dans les dépenses. Jamais eu de journée décevante, non plus. « Ça ira mieux demain », chantait-elle, toujours souriante. Ma plus vive émotion relativement à Cécile fut au salon de Ville-Marie, en 2001, suite au succès gigantesque de la romancière débutante que je lui avais recommandé : Lyne Legault (On peut voir Lyne sur la photo, en train de signer un roman.) Je n’ai qu’à fermer les yeux, penser à Cécile et j’entends sa voix, je revois son sourire et je me sens alors heureux. Regardez la photo et observez ce sourire !


    votre commentaire
  • Voyager avec CécileVoyager avec Cécile

    J’ai voyagé avec Cécile à quatre ou cinq reprises, entre autres vers la lointaine Abitibi. À chaque fois, elle m’avertissait qu’elle n’arrêterait pas et que je devais préparer un lunch! Nuance : elle n’arrêtait pas dans les restaurants, mais accordait de belles pauses pour que je grille une cigarette. Cécile était une conductrice concentrée, ce qui ne l’a pas empêchée de se tromper de route et de rouler 50 kilomètres pour rien à une occasion. Lors d’un voyage en Abitibi, elle avait placé dans son lecteur de cassettes sa musique favorite, s’excusant presque de ses goûts : des chanteurs de charme des années 1950! Nous nous amusions beaucoup, surtout à parler de livres et de baseball, mais aussi de Lyne Legault. Lors d’un retour d’Abitibi, elle avait fait un détour vers un village des Laurentides pour aller porter à une femme un manuscrit refusé. C’est à cette occasion qu’elle avait eu le chic de demander le chemin pour trouver la rue à un joggeur en pleine action ! Début mai 2003, je lui téléphone pour lui demander si je pourrais voyager avec elle pour le salon de l’Abitibi. Avec cette voix si particulière, elle me dit : « Je voudrais bien, Mario, mais je n’irai pas à ce salon cette année, car je suis très malade et il me reste quelques mois à vivre. » Elle l’a dit avec un sourire, alors qu’à l’autre bout du fil, j’étais silencieux, ébranlé. Lors de ce salon, j’ai fait signer une carte d’amour par les gens de la tournée et la lui ai envoyée à mon retour. Elle m’a répondu par le message que vous pouvez voir ci-haut. Cécile est décédée le 29 août 2003. J’en fus informé immédiatement. Je me suis senti comme un petit enfant devenu orphelin et retrouvé le bon Dieu de ma jeunesse, pensant que si le Paradis existe, Cécile fera sourire tous les anges avec sa gentillesse.


    votre commentaire
  • Salon du livre : Cocarde

    Il y a des auteurs qui l'enfouissent dans la poche de leur veston. Pas moi ! Je la porte même dans la rue. Ne me demandez pas trop d'expliquer pourquoi la cocarde me procure de l'effet. De la fierté, sans doute! C'est une façon de dire à quiconque me regarde : "Je suis un écrivain!" Premier grand moment de tout salon du livre : se présenter au kiosque d'entrée et réclamer la cocarde. Les courbettes suivent. Anecdote : au salon de Val d'Or, en 2010, un bénévole m'arrête : "Hé, monsieur! Pas le droit de passer par là!" Je n'ai rien dit et n'ai que montré ma cocarde. Alors le bénévole m'a laissé passer sans poser de questions. Je les ai presque toutes conservées. Celle illustrée ci-haut : de 1998, au salon de l'Abitibi-Témiscamingue, à La Sarre.


    votre commentaire