• Coup de gueule

    Un de mes rares coups de gueule, alors que j'étais au coeur d'un ras-le-bol suite à ce qui m'était arrivé avec le premier éditeur. Il fallait bien que je me lance dans la polémique pour que le journal Le Nouvelliste se penche sur moi ! En réalité, il y avait une statégie bassement mercantile derrière cet article, publié le 12 avril 2004, à quelques jours du salon du livre de Trois-Rivières. J'y participais comme auteur indépendant, au stand de Pierrette Brière. À l'origine : une lettre destinée au courrier des lecteurs, suivie d'un coup de téléphone de l'éditrice, me demandant d'en dire un peu plus. Le photographe est venu chez moi. Mon but était d'attirer l'attention afin de vendre des romans lors du salon. Cela a fonctionné ! Par contre, j'ai eu droit à trois "Ne faites pas ça, monsieur Bergeron" de la part de lectrices et l'article a été épinglé sur le comptoir d'un libraire de la ville. Je crois toujours à certains propos alors énoncés. Comme tout ceci est très petit pour la lecture, je résume les propos dans le commentaire des lecteurs.


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  • Contrat d'édition

    Je vous montre ce contrat d'édition, même si c'est un objet banal à voir et davantage quand on doit le lire. Des papiers très techniques. Cependant, peut-être que vous n'en avez jamais vu et que vous vous posez des questions sur les ententes signées entre les auteurs et les éditeurs. Je vais tenter de devancer vos interrogations.

    Un contrat dure combien de temps ? Tant qu'il n'y a pas mévente du livre. Dans un tel cas, l'éditeur met fin à l'entente. Un contrait peut donc durer 10 années ou 10 mois, selon la popularité du livre.

    Combien gagne l'auteur ? Dans la plupart des cas : 10 % du prix de vente du volume. Les auteurs très populaires peuvent toucher 15 % ou plus, mais ne dépassent pas 20 %

    Quelles sont les tâches de l'éditeur en signant le contrat ? Faire la promotion du livre, tout mettre en oeuvre pour le faire connaître.

    Si un livre vend toutes les copies de son premier tirage, faut-il signer un autre contrat ? Non, car une clause est prévue pour un tel cas.

    Un fait qui devrait vous surprendre : quand je signe un contrat avec un éditeur, je cède le texte à ces gens. Bref, le texte ne m'appartient plus. Je reprends mes droits sur le texte quand le contrat se termine.

    D'autres questions ?

    Ce contrat : celui pour Des trésors pour Marie-Lou, en 2003.


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  • Droit d'auteur

    Aucune pudeur dans mon cas : je vous montre le chèque de ma paie annuelle pour l'année 1999-2000. Cette somme mettait en cause les trois premiers romans de l'éditeur, deux Québec Loisirs et les deux copies européennes. Bref : une paie pour sept livres. Pour les européens peu familiers avec nos dollars : il manquait à cette somme 7000 dollars pour atteindre le seuil de pauvreté reconnu au Québec. Comme ce chèque représente la plus forte somme reçue en droits d'auteur, croyez-vous que j'ai fêté ? Non, car à ce moment-là, j'étais étudiant à l'université et le Ministère de l'éducation a retiré la somme de mes prêts et bourses. Mes études terminées, c'est maintenant Emploi Québec qui retire les sommes que je gagne avec le second éditeur. Considérant aussi que ces braves gens m'enlèvent les sommes que je reçois pour la présence de mes livres dans les bibliothèques, il faut admettre qu'être écrivain, au Québec, est une activité bénévole.

    Ah! au fait, un droit d'auteur, c'est 10 % du prix de vente d'un livre. Le 90 % va à l'éditeur, au distributeur et au marchand. Bénévole, je vous assure ! Enfin, je signale que l'adresse indiquée sur ce chèque n'est plus valable.


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  • Signets

    En France, on parle de marque-page, tandis qu'au Québec, on dit communément Signets. Ils sont imprimés en même temps que le livre, puisque figurant sur la pièce présentant le recto et le verso de l'ouvrage. En premier lieu, lors des salons du livre, j'en donnais trop. Des enfants approchaient et miaulaient : "Avez-vous un signet?" C'était à celui qui en récolterait le plus. Je me souviens en avoir vu beaucoup dans un stationnement... À partir de ce point, je préférais donner mon auto-publicité (voir plus loin) et les signets étaient réservés aux personnes intéressées par les livres. Pour être honnête, j'en donnais si peu qu'il m'en reste des centaines à la maison...


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  • Reportage pour Québec Loisirs

    Le site Internet de Québec Loisirs présente des reportages avec des auteurs. Je fus le premier invité ! Ce qui signifie qu'aujourd'hui, je suis le dernier tout en bas...


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