• Salon du livre : Québec

    Salon du livre : Québec

    Le deuxième salon du livre « important » du Québec. À chacun ses opinions : moi, c’est celui de Montréal que j’ai détesté, alors que pour beaucoup d’auteurs, c’était celui de Québec. Pourquoi ? À cause de la froideur du public. Je m’y suis frotté, mais comme je vendais des romans, je fermais ma gueule quand quelques personnes voulaient me dévorer parce que je les avais saluées.

    Ce qui est illustré ci-haut faisait partie du guide du salon de 2001. Entrevue avec Laurent Laplante! Pas qu’une petite affaire : un journaliste savant, un homme fort intelligent et ma première entrevue à Québec. Je me présente avec mes quatre romans entre les mains et Laurent Laplante, très froidement, me dit : « Monsieur Bergeron, je ne parlerai que du roman Contes d’asphalte. » Brrr… Je venais de regarder le gars ayant passé entre ses griffes avant moi, qui dérapais sans cesse, ne sachant pas quoi répondre. Alors, je monte sur scène, et toujours avec cette froideur, l’homme me pose la première question : « Monsieur Bergeron, un seul personnage s’exprime mal dans votre roman : le commissaire d’école. Pourquoi ? » Alors, l’historien que je suis lui a répondu qu’à la fin des années 1940, beaucoup de commissaires d’école étaient des petits arrivistes sans instruction. La glace venait de fondre. J’ai répondu à toute ses questions, même les plus pointues, sans jamais hésiter. Une heure après l’entrevue, il est venu me voir pour me serrer la main et me parler gentiment.  Laurent Laplante dira beaucoup de bien de Contes d’asphalte dans la revue Nuit Blanche.

    J’ai participé à quatre salons du livre de Québec et je devais y retourner en 2010, mais j’étais alors très malade…


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